Muay Thaï : les origines de cet art martial

Le Muay-Thaï, couramment appelé Thaï Boxing, est le sport national de la Thaïlande. Ayant trouvé ses origines au 15e siècle, cette discipline recèle à la fois l’histoire et la culture du pays.

Qu’est-ce que le Muay-Thaï ?

Le Muay-Thaï est un Art martial thaïlandais qui se compare avec la boxe anglaise. Elle oppose deux boxeurs dont leurs buts sont d’assommer son adversaire par KO ou par accumulation des points sous l’observation d’un arbitre. En effet, les deux opposants utilisent les poings, les pieds, les tibias, les coudes et les genoux. On observe aussi l’utilisation d’autres techniques qui diffèrent selon la région du pays où il est enseigné. Même si à première vue force et endurance s’avèrent indispensables pour le Muay-Thaï, l’existence des règles et des conditions de victoire demande au combattant de l’habileté et l’intelligence.

Origine du Muay-Thaï

L’art du combat au corps-à-corps est une pratique courante pour les pays d’Asie du Sud-Est. La Thaïlande a hérité de cet art du peuple khmer qui représente tous les pays à l’est de l’Inde. L’histoire se déroule au 15e siècle. Suite à la mort du roi Sen Muang Ma, leur fils Fang et Ki se battent pour le trône. Aucune partie n’a pu gagner la guerre. C’est alors que les frères décident de trancher leur différend avec la boxe. Choisissant chacun un boxeur « guerrier » qui le représente. Après une lutte acharnée, le boxeur de Ki remporte la bataille et Ki monta sur le trône.
Parmi les boxeurs thaïlandais, un nom a su briller parmi tant d’autres, celui de Nai Khanom Tom. C’est un prisonnier de guerre qui, à lui tout seul, a mis KO successivement neufs combattants de la Birmanie lors d’une cérémonie de combat. Nai Khanom Tom devint alors un héros national. Les boxeurs lui rendent hommage lors d’une fête appelée « la nuit du boxeur ».
Au début du 20e siècle, cette pratique a été interdite, car estimée trop dangereuse et mortelle. C’est à la fin du siècle qu’on a ajusté le Muay-Thaï selon les règles de la boxe anglaise par le port des gants, l’interdiction de certaines techniques et l’utilisation de rings.